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Réforme BPJEPS 2025 : les nouvelles mentions APSF et MAPS expliquées

Réforme BPJEPS : APSF remplace l'AF, MAPS remplace l'APT, fusion animation vers ASEC. Codes RNCP, calendrier de bascule et conseils pour ne pas s'inscrire sur un diplôme en extinction.

La rédaction FormationBPJEPS
Illustration de l'article : chemins divergents vers differents sports, marine et or

L’essentiel en bref

Qu'est-ce qui change avec la réforme ? :
L'AF devient APSF (RNCP41752), l'APT devient MAPS (RNCP40480), et plusieurs mentions d'animation (LTP, AS, AC, EEDD, cirque) fusionnent dans ASEC (RNCP39926).
Le BPJEPS reste-t-il un diplôme d'État ? :
Oui. Le BPJEPS demeure un diplôme d'État de niveau 4, accessible sans le bac, hors Parcoursup. Seuls les intitulés et codes RNCP de certaines mentions changent.
Comment éviter un diplôme en extinction ? :
Vérifier le code RNCP actif sur France compétences avant de signer. Un code d'ancienne mention (ex APT, AF) en cours de fermeture signale une session de transition, pas une nouvelle entrée.
Quand la bascule prend-elle effet ? :
Les arrêtés 2024-2025 actent les nouvelles mentions. Les anciennes restent valables jusqu'à épuisement des sessions ouvertes, puis ferment progressivement à l'inscription.

Ce qu’il faut retenir avant de lire

La réforme du BPJEPS engagée par les arrêtés 2024-2025 ne supprime pas le diplôme. Le BPJEPS reste un diplôme d’État de niveau 4, accessible sans le bac, hors Parcoursup. Ce qui change : les intitulés de plusieurs mentions et, surtout, leurs codes RNCP (le numéro officiel qui identifie une certification au Répertoire national des certifications professionnelles).

Concrètement, trois mouvements structurent cette refonte :

  • l’ancienne mention Activités de la forme (AF) devient APSF (RNCP41752) ;
  • l’ancienne mention Activités physiques pour tous (APT) devient MAPS (RNCP40480) ;
  • plusieurs mentions d’animation se regroupent dans une mention socle, ASEC (RNCP39926).

Pour un candidat en reconversion, l’enjeu est simple : ne pas s’inscrire sur une mention en extinction, et vérifier que le code RNCP du diplôme visé est bien actif. La suite détaille chaque changement, le calendrier, et la méthode de vérification.

Ce que les arrêtés 2024-2025 ont changé

La réforme répond à un objectif lisible : clarifier l’offre, regrouper des mentions devenues trop nombreuses et parfois redondantes, et réactualiser les référentiels de compétences. Le ministère des Sports et le ministère chargé de la Jeunesse ont publié des arrêtés qui créent de nouvelles mentions, en ferment d’autres, et redistribuent des spécialités existantes.

Trois principes guident la bascule :

  1. Le diplôme ne change pas de niveau. Le BPJEPS reste classé niveau 4 (équivalent baccalauréat en niveau, mais distinct dans son contenu : c’est un diplôme professionnel d’éducateur sportif ou d’animateur). L’accès sans le bac est maintenu.
  2. Les intitulés et codes RNCP évoluent. Une nouvelle mention reçoit un nouveau code RNCP. C’est ce numéro qui fait foi, pas le nom commercial qu’un organisme de formation affiche sur sa plaquette.
  3. Les anciennes mentions s’éteignent par session. Une mention fermée ne disparaît pas du jour au lendemain. Les sessions déjà ouvertes vont à leur terme, puis l’inscription se ferme. C’est le point de vigilance numéro un pour un nouvel entrant.

Le tableau ci-dessous synthétise les correspondances confirmées à juin 2026.

Ancienne mentionNouvelle mentionCode RNCP actif
Activités physiques pour tous (APT)MAPSRNCP40480
Activités de la forme (AF)APSFRNCP41752
Loisirs tous publics (LTP), Animation sociale (AS), Animation culturelle (AC), Éducation à l’environnement (EEDD), cirqueASECRNCP39926
Activités gymniques (AG)Disciplines gymniquesRNCP40528
Activités aquatiques et de la natation (AAN)AAN (inchangée dans son rôle)RNCP36248

Deux précisions utiles, parce qu’elles génèrent beaucoup de confusion :

  • Le football et le handball ne relèvent pas du BPJEPS. L’encadrement de ces disciplines passe par des diplômes fédéraux (FFF pour le football, FFHandball pour le handball), pas par une mention BPJEPS. Un organisme qui vous vend un « BPJEPS football » se trompe ou vous trompe.
  • La mention AAN garde son rôle d’encadrement des activités aquatiques. Son code RNCP36248 reste la référence. Les prérequis spécifiques (BNSSA et PSE1) ne bougent pas.

APSF (RNCP41752) remplace l’AF

La mention Activités de la forme disparaît dans son intitulé historique au profit d’APSF (RNCP41752). C’est la mention qui forme à l’encadrement des activités de remise en forme : cours collectifs, plateau musculation, coaching cardio et renforcement.

Ce que cela implique pour vous :

  • Si vous visiez « le BPJEPS AF » repéré il y a quelques mois, c’est désormais sous le code RNCP41752 que vous devez chercher l’offre. Un centre sérieux affiche ce code.
  • Le contenu pédagogique de la mention reste centré sur les deux univers classiques de la forme : les cours collectifs (renforcement musculaire, cardio, étirements) et le plateau (musculation, accompagnement individualisé). La réforme actualise le référentiel sans dénaturer le métier.
  • Les débouchés ne changent pas : salles de sport, clubs de remise en forme, structures indépendantes. La convention collective de référence côté éducateur sportif reste la CCNS (IDCC 2511).

Pour un débutant encadré au groupe 3 de la CCNS, la rémunération de départ se situe autour de 1 850 à 2 010 euros brut par mois, à comparer au SMIC de 1 867,02 euros brut au 1er juin 2026. Autrement dit, la mention forme à un métier qui démarre au niveau du SMIC et progresse avec l’expérience et la spécialisation.

Détail complet de la mention, prérequis, programme et débouchés : /specialites/apsf.

MAPS (RNCP40480) remplace l’APT

La mention Activités physiques pour tous devient MAPS (RNCP40480). C’est la mention polyvalente par excellence : elle forme un éducateur capable d’encadrer des publics variés (enfants, adultes, seniors) à travers des activités physiques diversifiées, sans spécialisation sur une discipline unique.

Ce qui en fait une porte d’entrée prisée en reconversion :

  • La polyvalence ouvre large. Collectivités territoriales, centres de loisirs, associations sportives, maisons de quartier, structures seniors. Un éducateur MAPS n’est pas enfermé dans une seule activité.
  • La fonction publique territoriale est un débouché majeur. Les postes d’éducateur territorial des activités physiques et sportives (ETAPS) s’appuient sur ce type de profil polyvalent. En FPT, la rémunération de début tourne autour de 1 830 euros brut par mois, avec une progression possible jusqu’à environ 2 900 euros en fin de carrière selon le grade et l’ancienneté.
  • Le contenu reste généraliste. Là où APSF cible la forme et MAPS cible la polyvalence, le choix entre les deux dépend de votre projet : milieu commercial de la remise en forme d’un côté, encadrement public diversifié de l’autre.

Si vous hésitez entre MAPS et une mention plus spécialisée, l’outil de cadrage vous aide à trancher selon votre profil et votre zone d’emploi.

Fiche complète de la mention (RNCP40480), prérequis TEP et programme : /specialites/maps.

La fusion animation vers ASEC

Le mouvement le plus visible de la réforme concerne l’animation. Cinq mentions historiques se regroupent dans une mention socle unique, ASEC (RNCP39926) : Loisirs tous publics (LTP), Animation sociale (AS), Animation culturelle (AC), Éducation à l’environnement (EEDD) et cirque.

L’intention de cette fusion :

  • Lisibilité de l’offre. Cinq portes d’entrée distinctes pour des métiers d’animation proches créaient de la confusion chez les candidats comme chez les employeurs. Une mention socle clarifie le paysage.
  • Tronc commun renforcé, spécialisation par les UC. Le métier d’animateur partage un socle de compétences (conduite de projet, encadrement de groupes, connaissance des publics). La logique d’une mention unique est de mutualiser ce socle, puis de différencier par les unités capitalisables et les certifications complémentaires.
  • Côté rémunération, l’animation se situe souvent en bas de fourchette au démarrage. Selon la convention collective ECLAT (IDCC 1518, ex-animation), un animateur débute autour du SMIC et peut monter vers 1 850 euros brut. En fonction publique territoriale (animateur territorial), le démarrage avoisine 1 830 euros.

Point d’attention pour les anciens repères : si vous aviez identifié un « BPJEPS Loisirs tous publics » ou un « BPJEPS animation sociale », ces intitulés basculent vers la mention ASEC. Le code à vérifier est désormais RNCP39926.

Détail de la mention socle, des spécialisations possibles et des débouchés : /specialites/asec.

Ce que ça change concrètement pour un futur inscrit

C’est ici que la réforme cesse d’être une question administrative pour devenir une décision personnelle. Le risque principal n’est pas de comprendre les nouveaux noms. Le risque, c’est de s’inscrire sur un diplôme en extinction sans le savoir, et de se retrouver avec une certification fermée à mi-parcours ou peu lisible pour un futur employeur.

Voici la méthode de vérification, à appliquer avant de signer le moindre contrat de formation :

  1. Identifiez le code RNCP de la mention visée. Pas le nom commercial : le code. APSF c’est RNCP41752, MAPS c’est RNCP40480, ASEC c’est RNCP39926, AAN c’est RNCP36248.
  2. Vérifiez que ce code est actif sur le Répertoire national des certifications professionnelles (France compétences). Une fiche active porte une date de validité en cours. Une fiche en cours de fermeture l’indique clairement.
  3. Méfiez-vous d’un ancien code affiché comme une nouveauté. Si un organisme vous propose une entrée sur une mention APT ou AF (anciens intitulés) en la présentant comme un parcours neuf, demandez le code RNCP. Un code d’ancienne mention en fin de vie signale une session de transition, pas une nouvelle promotion.
  4. Confirmez l’éligibilité au financement sur le code actif. Un diplôme en extinction peut sortir des catalogues de financement avant sa fermeture définitive. Vérifiez que la mention visée est bien éligible CPF et finançable par les dispositifs que vous comptez mobiliser. Détail des dispositifs : /financement.

Quelques repères chiffrés pour situer l’investissement, indépendamment de la mention choisie :

  • Coût d’un BPJEPS : 6 000 à 9 500 euros selon la mention et l’organisme.
  • CPF : plafond de solde à 5 000 euros (8 000 si vous n’avez pas le bac), avec un reste à charge de 150 euros par dossier depuis le 2 avril 2026 (exonéré si la prise en charge passe par l’AIF). Voir /financement/cpf.
  • AIF France Travail : plafond de 8 000 euros, demande à formuler par le conseiller avant l’entrée en formation, avec une rémunération de formation (RFFT) jusqu’à 775,65 euros par mois si vous n’êtes pas indemnisé par l’ARE.
  • Transitions Pro (PTP) pour les salariés : maintien de 100 % du salaire si votre rémunération est inférieure ou égale à 3 734,04 euros par mois (deux fois le SMIC), 90 % au-delà.

Le bon réflexe : croiser la mention active (bon code RNCP) avec le dispositif de financement adapté à votre statut. Un salarié en CDI, un demandeur d’emploi et une personne sans le bac ne mobilisent pas les mêmes leviers.

Calendrier de bascule

La bascule ne se fait pas à une date unique et brutale. Elle suit une logique de transition par session, ce qui crée une période où anciennes et nouvelles mentions coexistent.

Le mécanisme à comprendre :

  • Les arrêtés 2024-2025 actent les nouvelles mentions. Dès leur publication, les nouveaux codes RNCP (APSF, MAPS, ASEC, disciplines gymniques) deviennent la référence pour les nouvelles entrées.
  • Les sessions déjà ouvertes sur les anciennes mentions vont à leur terme. Un candidat engagé sous l’ancien intitulé n’est pas pénalisé : il termine son parcours et obtient sa certification. Les diplômes déjà délivrés restent valables sans limite.
  • L’inscription sur les anciennes mentions ferme progressivement. C’est la phase sensible. Pendant cette fenêtre de transition, un organisme peut encore ouvrir une session sur une mention en extinction. Pour un nouvel entrant, l’intérêt est faible voire nul : autant viser directement la mention pérenne.

Conséquence pratique pour vous, en juin 2026 :

Votre situationRéflexe à adopter
Vous êtes déjà en formation sous l’ancien intituléContinuez. Votre diplôme reste valable. Aucune action requise.
Vous cherchez à vous inscrire maintenantVisez la nouvelle mention (code RNCP actif). N’entrez pas sur une mention en extinction.
Un centre vous propose une ancienne mentionDemandez le code RNCP et sa date de validité avant de signer.
Vous avez un diplôme délivré avant la réformeIl reste reconnu. Pas besoin de le « convertir ».

Le bon moment pour s’inscrire, c’est dès que vous avez validé deux choses : la mention pérenne qui correspond à votre projet, et le dispositif de financement adapté à votre statut. La réforme ne crée pas d’urgence à se précipiter sur une ancienne mention « tant qu’elle existe encore ». Elle crée au contraire une raison de viser juste du premier coup.

En résumé

La réforme BPJEPS 2025 réorganise les mentions sans toucher à l’essentiel : un diplôme d’État de niveau 4, accessible sans le bac, hors Parcoursup. L’AF devient APSF (RNCP41752), l’APT devient MAPS (RNCP40480), et l’animation se regroupe dans ASEC (RNCP39926). Pour un futur inscrit, la règle tient en une phrase : vérifier le code RNCP actif avant de signer, et ne jamais entrer sur une mention en extinction.

Si vous ne savez pas encore quelle mention correspond à votre projet, comparez les spécialités (/specialites/maps, /specialites/apsf, /specialites/asec) puis cadrez votre financement selon votre statut sur /financement.

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